Bienvenue de Yi-Seol Kim

J’ai lu le roman Bienvenue de Yi-Seol Kim aux éditions Philippe Picquier.

Yi-Seol Kim est une écrivaine sud-coréenne née en 1975.

une fois n'est pas coutume, le soleil était là :)
une fois n’est pas coutume, le soleil était là 🙂

L’oeuvre

Bienvenue est la troisième publication de l’auteure.

Ce roman a été publié en 2011 sous le titre original Hwanyeong. Il a été traduit et publié en France en 2012 aux éditions Philippe Picquier.

L’histoire

On rencontre Yunyeong, jeune femme coréenne, trentenaire, maman d’une petite fille. Elle vit en concubinage avec le père de son enfant dans un appartement miteux en Corée du Sud.

Yunyong travaille durement pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle a décroché un emploi de serveuse dans le restaurant de Monsieur Wang qui se trouve être également une maison de passe clandestine.

Ce que j’en ai pensé

C’est le premier roman coréen que je lis. J’étais impatiente et curieuse de découvrir cette histoire. Certes ceci n’est pas signe de bonne littérature, mais la couverture m’a tapée littéralement dans l’œil à la bibliothèque.

La narratrice est le personnage principal. Destin tragique que celui de cette femme qui décide (ou non) de se prostituer pour atteindre une vie meilleure.

Ce roman n’est pas larmoyant ou émouvant. C’est un roman coup de poing qui décrit sans détour la condition féminine de certaines femmes en Corée.

Si on a le malheur de naître dans une famille pauvre, on a peu de chance de s’en sortir et de changer notre destin. Pourtant cette femme se bat avec ses armes et tente par tous les moyens d’améliorer sa condition de vie. C’est pathétique, cruel et injuste.

La vie de l’héroïne est semée d’embûches et pourtant, cette femme espère. Elle espère gagner assez d’argent pour subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi aux besoins de sa mère et de ses frère et sœur. Elle espère acheter une maison un jour. Enfin, elle espère des jours meilleurs. D’où lui vient cet espoir ? Où trouve t-elle la force de se lever le matin, d’aller travailler, de revenir épuiser et de recommencer encore et encore ?

M. Wang me remit un petit carnet sur la première page duquel il avait inscrit une colonne de chiffres, de 1 à 40. A côté du chiffre 1, il avait noté la date suivie de sa signature.

Il me restait donc 39 « services » à faire.

Et qu’arrive t-il lorsqu’on arrête d’espérer ? Notre héroïne va nous le raconter.

J’ai été heureuse de finir ce livre pour sortir de cette histoire si brutale et pleine de désespoir. Pourtant si c’était à refaire, je relirais ce roman sans hésitation car il en vaut la peine.

Avez-vous lu ce roman ?

2 pensées sur “Bienvenue de Yi-Seol Kim”

    1. J’aime beaucoup la littérature asiatique et pour autant je n’avais pas encore testé celle de Corée. Par contre j’ai des grosses lacunes en ce qui concerne la littérature russe ahah 🙂

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