Le secret du mari de Liane Moriarty

J’ai lu le roman Le secret du mari de Liane Moriarty aux éditions Le livre de poche.

Liane Moriarty est une auteure australienne née en 1966.

L’oeuvre

Le secret du mari dont le titre original est The husband’s secret est publié en 2013 puis traduit et publié en France en 2015 aux éditions Albin Michel.

C’est le premier roman de l’auteure traduit en français.

L’histoire

Melbourne, Australie. Cécilia, mère au foyer, trouve par hasard une lettre au grenier sur laquelle il est écrit de la main de son mari « A n’ouvrir qu’après ma mort ».

Ce genre de découverte n’augure rien de bon, non ?

Ce que j’en ai pensé

Intriguée par ce roman vu et revu sur les réseaux sociaux, j’ai eu envie de le découvrir moi aussi.

Le secret du mari est un roman addictif dont l’intrigue donne envie de tourner les pages encore et encore.

Il m’a rappelé la série Desperate Housewives dans laquelle les destins des personnages se croisent et où le passé ressurgit de manière fortuite. A mi-chemin entre le thriller psychologique et le roman chick lit, Le secret du mari est un chouette roman sans prétention, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir.

C’est le genre de lecture qui a le mérite de se lire agréablement sans heurts ni fracas.Pourtant certains sujets traités sont dramatiques et l’auteure réussit malgré l’apparente légèreté à donner aux personnages une réelle profondeur.

La lettre n’avait rien à voir avec cette pause dans leur vie sexuelle, ni avec quoi que ce soit d’autre. Elle était rangée bien sûr, dans l’enveloppe rouge qui contenait la copie de leurs testaments.

Elle avait promis de ne pas l’ouvrir. Elle ne pouvait plus se permettre de le faire. Elle ne le ferait pas.

Les personnages de Cécilia et de Rachel sont bien plus construits que d’autres protagonistes du roman. Ces deux femmes m’ont touchées d’une manière différente. J’ai tiqué une fois ou deux (surtout une fois) lors de ma lecture, mais globalement, j’ai suivi les mésaventures de nos personnages sans jamais me désintéresser à l’intrigue.

Elle s’allongea sur le côté et ferma les yeux. Elle dormait les lumières allumées. Après la mort de Janie, elle n’avais plus supporté le noir. Ed non plus. Impossible pour eux d’aller se coucher comme tout le monde. Ils devaient faire comme si c’était « pour de faux », comme s’ils n’allaient pas vraiment dormir.

Je recommande ce roman addictif et plus profond qu’il n’y paraît de prime abord.

Et vous ? Votre avis sur ce roman ?

Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki

J’ai lu le roman Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki aux éditions Le livre de poche.

Mineko Iwasaki est une femme d’affaires japonaise née en 1949.

L’oeuvre

Ma vie de geisha a été co-écrit par Mineko Iwasaki et Rande Brown en 2002 sous le titre original Geisha, a life.

Il a été traduit et publié en France en 2003 aux éditions Michel Lafon.

L’histoire

Ma vie de geisha relate l’histoire vraie de Mineko Iwasaki. Son enfance, son parcours dans ce Japon des années 50-70 à Kyoto.

Ce que j’en ai pensé

Passionnée par l’Asie, ses coutumes et ses peuples, j’ai sauté sur ce petit roman d’occasion, un grand sourire aux lèvres à l’idée de me plonger dans cette histoire.

Masako, cette adorable petite fille silencieuse, rêveuse, passe le plus clair de son temps dans un placard à écouter le monde qui l’entoure, protégée du regard des autres.

Mon nom est Minoko. Ce n’est pas le nom que mon père m’a donné à ma naissance. Il m’a été attribué à l’âge de cinq ans, (…) par les Iwasaki, la famille de femmes qui a fait de moi une geisha.

Ce roman est un témoignage et une biographie très fine. J’ai adoré lire ces histoires d’okiya, de kimono, de danse, d’atotori. On pourrait croire que l’histoire se déroule dans des temps révolus alors que pas du tout puisque l’action se passe dans les années 50-70.

Dans mon pays, le Japon, il existe des quartiers consacrés aux arts du divertissement et au plaisir esthétique (…) on les appelle des karyukai.

Le destin de cette femme est hors du commun et la passion qui l’anime pour la danse, un véritable sacerdoce.

J’ai aimé ce roman car contrairement aux idées reçues les geikos ou geishas sont des professionnelles accomplies. Elles ne ménagent pas leurs peines et font de leur quotidien une course contre la montre. Les meilleures sont des vrais bourreaux de travail.

Chez nous, nous n’employons pas le mot geisha mais celui, plus précis, de geiko, qui signifie « femme qui excelle dans les arts ».

L’excellence qui ressort de leurs arts est tout simplement bluffant. J’ai été admirative de tous les choix opérés par cette jeune femme. J’ai ressenti un réel dépaysement à la lecture de ce roman et j’ai pris plaisir à m’immerger dans ce monde tellement à part.

Il est temps de lever le mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je vous invite maintenant à me suivre dans le monde des fleurs et des saules.

Depuis longtemps, le monde des geishas m’intrigue et m’offusque à la fois. Une sorte d’attirance mêlée à une réprobation féministe. Pourtant, j’ai été réellement surprise par les propos tenus. Mineko Iwasaki est d’une part une féministe et d’autre part, une battante des droits des femmes.

Je conseille fortement cette lecture aux personnes curieuses ou intéressées par cette vie incroyable !

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

La vie d’une autre de Frédérique Deghelt

J’ai lu le roman La vie d’une autre de Frédérique Deghelt aux éditions Babel.

Frédérique Deghelt est une auteure française née en 1967.

L’oeuvre

La vie d’une autre est publié en 2007 aux éditions Actes Sud.

L’histoire

Marie a vingt-cinq ans, elle fête son nouveau travail entourée d’amis et rencontre Pablo.

Au petit matin, Pablo la quitte pour aller travailler. Ce qu’elle ignore c’est que douze ans se sont écoulés. Elle n’a aucun souvenir de ces années. Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle oublie sa vie ?

Ce que j’en ai pensé

J’ai pour habitude de ne pas m’attarder sur la quatrième de couverture car j’aime être surprise par l’histoire. Parfois j’en apprends trop à mon goût avant même d’avoir ouvert le bouquin. J’ai donc commencé cette lecture sans vraiment savoir à quoi m’attendre.

J’ai été très vite emballée par le contexte du roman et l’énigme incroyable que vit Marie. Se réveiller le lendemain d’une nuit d’amour et se rendre compte que douze ans se sont écoulés.

Catherine, si ça ne t’ennuie pas, raconte-moi encore deux ou trois choses que tu connais de moi, décris-moi les années perdues. Etais-tu présente à mon mariage ?

Oui, bien sûr mais c’est fou ce que tu me demandes.

Fou, subjectif, sans intérêt peut-être. Je le sais, mais je n’ai guère le choix. ça ne sera jamais pire qu’une amnésie totale.

Pourquoi, comment, pour qui ? Tant de questions sans réponse. Le lecteur peut imaginer tout et n’importe quoi. Du scénario le plus glauque, traumatisme affreux qu’elle a dû subir pour en arriver là, manipulation, hypnose,…

J’ai poursuivi ma lecture remplie d’attente et de promesse. Pourtant la plume de l’auteure m’a fatiguée. Je l’ai trouvée trop pompeuse et lourde. Le roman contient beaucoup de longueurs et de tergiversations qui m’ont lassée. J’aurais aimé ressentir le même enthousiasme tout au long du roman mais ce ne fût pas le cas.

Au final j’ai apprécié ma lecture mais sincèrement la pseudo révélation m’a déçue. Je m’attendais peut-être à quelque chose de plus explicite. J’ai été satisfaite de l’avoir lue mais je suis restée sur ma faim.

Ce roman ne m’a procuré aucune émotion particulière ce que je déplore. Je lis avant tout pour cela, pour ressentir des émotions. Je pense que les problématiques abordées dans cette histoire ne correspondent pas à ma sensibilité.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saenz

J’ai lu récemment le roman Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saenz aux éditions Pocket Jeunesse.

Benjamin Alire Saenz est un auteur et un poète américain né en 1954.

L’oeuvre

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers dont le titre original est Aristotle and Dante discover the secrets of the universe est publié pour la première fois en 2012.

Ce roman est traduit en français et publié en 2016 aux éditions Pocket Jeunesse.

L’histoire

A l’aube de l’été 1987 à El Paso, Texas, vit Aristote Mendoza, adolescent mexicano-américain de quinze ans.

Ari s’ennuie puisqu’il n’a pas d’ami. Il appréhende l’été caniculaire qui commence. Pour tuer le temps, il décide d’aller à la piscine, mais ne sait pas nager.

Au détour d’une rencontre aussi inattendue que bouleversante, il apprendra à nager et découvrira les secrets de l’univers.

Ce que j’en ai pensé

Cela fait bien un an que j’ai fortement envie de découvrir ce roman. J’ai eu l’occasion de le faire en l’empruntant récemment. On m’avait dit que c’était un bon roman mais que les très courts chapitres cassaient le rythme de l’histoire.

J’ai commencé la lecture sans trop savoir à quoi m’attendre, en essayant de ne pas avoir d’idée préconçue. J’ai découvert une lecture forte, addictive. Les héros de notre histoire sont deux adolescents chicanos à l’opposé l’un de l’autre.

Malheureux, Ari est un ado perturbé par le manque de communication avec ses parents. Il se sait différent mais ne sait pas en quoi il l’est, il souhaiterait comprendre mais n’a pas les clés. Dante est son antonyme. Sensible, aimant, c’est un ado très expansif qui ne craint pas d’être ridicule ou différent.

L’auteur instille beaucoup d’humour, mais un humour fin et subtil. Le roman traite de sujets profonds et douloureux or l’auteur a choisi de le faire de manière légère et sans mièvrerie. Le narrateur est Ari et cela se sent. Ce jeune homme est profond et fort comme ce qu’il dit et ressent.

A tous les garçons qui ont dû apprendre à jouer avec des règles différentes.

En terminant ma lecture j’ai compris pourquoi ce roman a bouleversé autant de lecteurs. C’est réellement bien écrit, bien pensé. Une fenêtre ouverte sur un monde où être heureux est un défi, être à l’unisson avec soi-même, une quête.

Nous avons ri. Nous passions notre temps à rire.

Nous ne nous ressemblions pas, mais nous avions quelques points communs. Par exemple, aucun de nous deux n’avait le droit de regarder la télévision pendant la journée.

Nous avions grandi avec des phrases du genre : « Sors ! Va faire quelque chose ! Le monde t’appartient… »

Un jour Dante m’a demandé :

Tu crois que nos parents ont raison ? Que le monde nous appartient ?

J’en doute.

Il a ri.

J’ai aimé du début à la fin sans m’ennuyer une seconde. D’ailleurs, j’aurais voulu ne pas le terminer. A chaque début de lecture j’ai ressenti une excitation, un bien-être et une évidence en me replongeant dedans.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers est un roman estampillé jeunesse or pour moi, c’est une lecture universelle. Je dirais même qu’il faudrait qu’il soit lu par des adultes.

Je recommande à tous de lire ce beau roman qui ne peut laisser indifférent.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?