Check-Point de Jean-Christophe Rufin

J’ai lu le roman Check-Point de Jean-Christophe Rufin aux éditions Gallimard.

Jean-Christophe Rufin est un auteur français né en 1952. Il est également médecin, historien et diplomate.

L’oeuvre

Check-Point est publié en 2015 aux éditions Gallimard collection Blanche.

L’histoire

1995, durant la guerre de Bosnie-Herzégovine, un convoi humanitaire parti de Lyon est en route pour se rendre à Krajina.

Cinq personnes sont à bord : Maud, Lionel, Alex, Marc et Vauthier. Ceux sont des étrangers les uns pour les autres mais ils œuvrent dans un but commun.

Au fil de la traversée, les doutes s’installent, la méfiance s’accroît, les rapports s’enveniment. Le convoi arrivera-t’il au bout de sa mission initiale ?

Ce que j’en ai pensé

Check-Point est le premier roman de l’auteur que je lis. Jean-Christophe Rufin est un auteur réputé et reconnu. C’est avec grand plaisir que j’ai commencé ce roman excepté le fait que le sujet ne m’attirait pas du tout !

La guerre, les convois humanitaires, les routes désertiques, les check-points, très peu pour moi ! J’ai tout de même débuté ce roman que l’on m’a offert, entre joie et réticence.

Finalement, la plume de Jean-Christophe Rufin étant très agréable, j’ai pu facilement rentrer dans l’histoire de Maud et de ses acolytes.

Le personnage féminin, Maud, est attachant. Cette toute jeune femme de 21 ans souhaite vivre ses idéaux malgré une vie familiale toute tracée. Mal dans sa peau, ne sachant pas où est sa place dans ce monde, elle décide de s’embarquer dans un convoi humanitaire pour la première fois et de se rendre dans un pays en guerre. Cette aventure apportera à Maud quelques réponses aux questions que beaucoup d’entres-nous se posent.

Maud aimait cette complicité de femmes qui lui permettait de se sentir en confiance et de rire avec elle. (…) Elle appréciait profondément le monde des femmes et pourtant n’avait cessé, par ses choix de vie, de le fuir.

Durant la traversée, l’auteur nous dévoile les différentes personnalités de l’équipage. Le lecteur est face à des personnages antipathiques, nébuleux et à l’inverse de l’image que l’on se fait sur les « humanitaires ».

L’ambiance du roman est à l’image du paysage, rude, inconfortable et froide. J’ai souvent craint le pire pour Maud, dans ce monde de machistes sans foi ni loi. Finalement, l’auteur nous épargne les dérives abjectes d’une guerre civile.

C’était la première fois, sans doute, que Maud observait l’amour d’aussi près, un amour qui faisait prendre des risques, traverser les mondes, oublier sa propre personne. C’était cet amour-là qu’elle avait cru longtemps. Elle avait fini par penser qu’il n’existait pas.

J’ai été surprise de lire quelques incohérences dans le récit. Comme l’écrit dans sa chronique Sandra, Maud est blessée et souffre du dos. Son état de santé m’a inquiétée et j’ai tourné les pages en espérant que ce n’était pas trop grave. Mais l’auteur zappe son état de santé et sans crier gare, Maud « guérie » d’un coup sans explication. Cela a dérangé mon attention, j’ai été déstabilisée par ce manque de rigueur.

Au final, j’ai tout de même été agréablement surprise par la facilité avec laquelle j’ai tourné les pages du roman. C’est un roman qui se situe entre le road-movie et le huis-clos pesant mais sans réelle saveur.

Je relirai d’autres romans de l’auteur car j’ai espoir d’apprécier un autre de ses romans dont le sujet me conviendra mieux.

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