La douce empoisonneuse d’Arto Paasilinna

J’ai lu récemment le roman La douce empoisonneuse d’Arto Paasilinna aux éditions Folio.

Arto Paasilinna est un auteur finois né en 1942.

la douce empoisonneuse

L’oeuvre

La douce empoisonneuse dont le titre original est Suloinen Myrkynkeittäjä est publié en 1988. Ce roman est traduit et publié en France en 2001 aux éditions Denoël.

L’histoire

Linnea, veuve du colonel Ravaska est harcelée par son neveu, Kauko et ses deux acolytes, Jari et Pertii.

La bande débarque chaque mois dans la petite maison de Linnea. Kauko lui extorque sa pension mensuelle, puis squatte le sauna avec ses compères ivres et violents.

Un matin, la vieille dame violentée et humiliée, décide de quitter sa maison et son chat afin d’échapper aux menaces de mort de son neveu.

Ce que j’en ai pensé

L’auteur finois Arto Paasilinna est une totale découverte pour moi. Ce roman traite de la violence faite envers une femme âgée aspirant à une retraite paisible dans sa petite maison entourée de son chat et de ses fleurs.

Quoi de plus écœurant que ces hommes, alcooliques, brutaux, délinquants voire meurtriers qui s’acharnent sur cette mamie ?

Arto Paasilinna a écrit ce roman court sous la forme d’un conte.

Linnea, loin de vouloir subir ces violences sans fin, décide de fabriquer un poison puissant qu’elle compte s’injecter au cas où elle serait kidnappée. Plutôt mourir que de subir les maltraitances de ces hommes!

Au final, La douce empoisonneuse est plein d’humour noir et de situations cocasses. C’est un bon moment de détente et de drôleries en demi-teinte dans lequel les méchants ne sont pas récompenser pour leurs méfaits.

Ce roman m’a donné le sourire une bonne partie de la lecture. J’ai également été offusquée en lisant les pensées farfelues de ces hommes. Dire que ça existe en vrai !

Il aurait été plus équitable, selon Kake, d’indexer la durée des peines pour crimes de sang sur le nombre d’années de vie qu’il restait au défunt.

(…)

Si on zigouillait un vieux birbe, par contre, une amende aurait dû suffire, car le dommage n’est pas bien grand.

L’auteur à travers son livre émet beaucoup de critiques sur la société finlandaise, notamment sur le pouvoir policier exercé dans le pays.

Je m’attendais à une intrigue plus construite et à des rebondissements plus fins. Je n’ai pourtant pas été déçue et j’ai passé un agréable moment.

J’ai aimé découvrir l’auteur et ce roman dont je recommande la lecture.

Connaissez-vous l’auteur ? Des avis sur ce roman ?

6 pensées sur “La douce empoisonneuse d’Arto Paasilinna”

  1. Merci pour cette découverte. Je connais de nom l’auteur mais je n’ai jamais porté plus d’intérêt que cela à ses livres. Celui-ci a l’air d’être une bonne lecture que je serai ravie de découvrir.

  2. Bonjour,

    Merci pour cette découverte. J’ai lu, il y a de cela un petit moment, « petits suicides entre amis » et je me souviens avoir pris beaucoup de plaisir en le lisant.

    Au plaisir, Ava.

    1. Merci Ava ! Petits suicides entre amis, le titre m’avait tapé dans l’oeil à la bibliothèque. Je lirai très certainement d’autres romans de l’auteur. Je pensais lire Le lièvre de Vataven qui est presque un classique du genre paraît-il !

  3. Coucou Estelle,
    j’avais moi aussi lu « petits suicides entre amis », qui m’avait beaucoup plu. Je vois que celui ci à l’air d’être tout aussi sympathique. Je me le note pour quand j’aurais envie d’un livre feel good.
    Je suis moi aussi très tenté par « le lièvre de Vatanen »
    merci pour cette sympathique chronique.

    1. Pareil pour Le lièvre de Vatanen. D’ailleurs je l’ai chiné la semaine dernière pour un euro 😉 Je le lirai c’est certain, mais quand ? Telle est la question !

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