La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi de Rachel Joyce

la lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi de Rachel Joyce

J’ai lu le roman qui a le titre le plus long du monde La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi de Rachel Joyce aux éditions XO.

Rachel Joyce est une auteure anglaise née en 1962.

L’oeuvre

Ce roman est le premier roman de l’auteure. Il a été publié en 2012 sous le titre The Unlikely Pilgrimage of Harold Fry.

Rachel Joyce a écrit ce roman en souvenir de son père, malade du cancer.

L’histoire

Dans ce roman, on rencontre Harold Fry, retraité pépère, très introverti, britannique de son état, marié à Maureen, qui vit à Kingsbridge dans une maison aseptisée par son épouse, maniaque et aigrie.

Harold Fry reçoit un matin, une lettre de son ancienne collègue de travail, Queenie Hennessy, dont il n’a plus eu de nouvelles depuis des années. Queenie lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer et elle lui fait ses adieux.

Harold bouleversé, décide de lui envoyer une lettre de soutien et se rend à pied à la boîte aux lettres… Il décide sur un coup de tête d’entamer une marche jusqu’à Berwick, ville située à 627 miles de chez lui, soit 1009 kilomètres, pour rendre visite à Queenie dans l’idée folle de la guérir de sa maladie.

Ce que j’en ai pensé

Ce roman est un roman initiatique mené avec brio par l’auteure. Il raconte la vie de ce vieux monsieur, tout coincé et tellement attachant qu’est Harold Fry. Cet homme a toujours évité de se faire remarquer, il a vécu le plus discrètement possible, par peur de gêner, par peur tout court. Handicapé des sentiments, il n’a jamais pu exprimer son amour et son attachement aux gens qui ont compté pour lui.

On apprend au fur et à mesure de la lecture, son enfance traumatisante, sa vie d’homme et de père.

Cette marche vers sa collègue est sa rédemption.

Harold va se détacher du monde matériel pour ne garder que l’essentiel et poursuivre son but malgré les embûches et les moments de désespoir.

Ce pèlerinage marque la séparation physique d’Harold et de sa femme. Ce couple malheureux ne sait plus communiquer depuis longtemps et pourtant l’amour est encore là, bien enfoui sous une tonne de reproches, de remords et d’actes manqués.

Puis elle prit la veste d’Harold et la disposa sur un cintre à côté de la robe. Les deux vêtements avaient l’air solitaires et distants.

Elle saisit la manche de la veste et en entoura l’épaule rose (…).

On aurait dit que plusieurs Maureen et Harold invisibles s’attardaient dans l’armoire (…).

Cette histoire parle du temps qui passe et de l’importance d’être entouré par les gens que l’on aime.

A la lecture de ce roman, on ne peut pas rester de marbre. J’ai été beaucoup émue par l’histoire des personnages. J’ai aimé suivre les pérégrinations d’Harold et de Maureen. A leur manière ils ont vécu le même voyage et la même introspection, l’un en marchand des kilomètres et en se dépassant physiquement et moralement, l’autre en se retrouvant seule face à elle-même et à ses erreurs.

Je recommande fortement ce roman émouvant, profond et très agréable à lire.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

7 pensées sur “La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi de Rachel Joyce”

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