La terre des mensonges d’Anne B. Ragde

la terre des mensonges

J’ai lu le roman La terre des mensonges d’Anne B. Ragde aux éditions Balland.

Anne B. Ragde est une écrivaine norvégienne née en 1957.

la terre des mensonges

L’oeuvre

Le roman La terre des mensonges est le premier tome d’une trilogie. Il est paru en 2004 et traduit et publié en France en 2009.

La saga a remporté le prix littéraire norvégien Riksmal et a été adaptée au théâtre et à l’écran en Norvège.

L’histoire

Quasiment tout le roman a pour but de nous faire découvrir les membres de la famille Neshov.

Tor, le fermier éleveur de porcs, ne s’octroie aucun répit et aucune folie si ce n’est une rasade d’alcool lorsqu’il s’enferme dans la porcherie pour penser.

Il a deux frères, Margido, dirigeant d’une entreprise de pompes funèbres, vieux garçon refoulé. Il n’est pas venu à la ferme depuis plusieurs années. Erlend est expatrié au Danemark depuis vingt ans. Il est homosexuel et en couple avec Krumme depuis douze ans. Erlend est décorateur de vitrines et alcoolique mondain.

La mère, Anna, est un roc qui dirige la ferme et sa logistique. Le père, vieux de 80 ans n’intéresse personne. On ne lui parle que pour lui aboyer des ordres : Mange ! Va te laver, tu pues ! Monte te coucher, il est l’heure !

Enfin il y a Torunn, 37 ans, fille naturelle de Tor. Elle va découvrir en même temps que le lecteur, cette famille.

La mère est hospitalisée suite à une attaque cérébrale. Tor prévient alors ses frères et sa fille. La famille se retrouve à la ferme après des années de séparation. Le temps des révélations est arrivé !

Ce que j’en ai pensé

Quelle ambiance, quelle narration ! J’ai énormément aimé cette lecture.

On découvre la famille Neshov. L’histoire décrit les personnages, leurs failles, leurs relations complexes. On prend le temps dans ce roman. Il n’est pas question de bâcler l’histoire.

A la ferme, les conditions de vie sont spartiates. En plus du froid norvégien, il y a l’inconfort de cette maison où l’air glacé s’immisce partout, où la crasse est présente à tous les étages. Les habitants de cette ferme vivent chichement.

A l’inverse, à Copenhague, Erlend vit grassement avec son compagnon, Krumme. Dans son appartement luxueux, il écoute de la musique en rangeant sa vitrine de bibelots en cristaux Swarovski et en buvant plus que de raison.

C’est la rencontre de deux mondes à l’opposé l’un de l’autre. L’intérêt de ce roman passe par là.

Les émotions sont décrites avec beaucoup de justesse et on s’attache aux personnages presque malgré nous !

Comment lui expliquer que c’était devant ces rideaux qu’ils s’asseyaient toujours, sa mère et lui, qu’ils parlaient de la pluie et du beau temps, pour regarder le thermomètre ou la cour, la neige ou la pluie qui tombait, l’ombre du soir qui gagnait devant l’arbre tandis qu’ils prenaient le café en grignotant une sucrerie.

Voir la fenêtre comme ça maintenant, nue, carrée… Ils avaient toujours été accrochés là.

La fin du livre n’est que le début de l’histoire, c’est pourquoi j’ai hâte de lire la suite qui promet bien des choses !

Avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

4 pensées sur “La terre des mensonges d’Anne B. Ragde”

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