Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini

Cet été j’ai lu le roman Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini aux éditions 10/18.

Khaled Hosseini est un auteur naturalisé américain, d’origine afghane. Il est né à Kaboul en 1965.

L’oeuvre

Le roman est publié sous le titre original The kite runner en 2003. Il est traduit en français et publié aux éditions Belfond en 2005.

Ce roman est devenu culte aux US. Il a obtenu plusieurs prix dont le Grand Prix des Lectrices Elle en 2006.

L’histoire

Deux enfants, deux destins, un pays, l’Afghanistan dans les années 70 jusqu’à la fin des années 90.

Amir et Hassan, frères de lait sont amis malgré leurs origines sociales opposées. Un jour, le destin des deux garçons bascule.

Ce que j’en ai pensé

Ce roman m’a fait découvrir un pays, l’Afghanistan et son peuple. Je partais de loin étant donné que je ne connaissais l’Afghanistan qu’au travers du 11 septembre 2001 et des talibans.

L’Afghanistan a été occupé par l’armée soviétique à partir de 1979. Dès lors, nombreux Afghans se sont réfugiés au Pakistan et en Iran et pour certains d’entre eux vers les Etats-Unis.

Le peuple afghan regroupe plusieurs ethnies. Dans le roman, cette diversification est bien représentée. Amir est Patchoun, musulman sunnite tandis qu’Hassan est Hazara, musulman chiite.

Ce roman je l’appréhendais. Je crains les histoires dramatiques, même si je m’oblige à m’endurcir. Je savais qu’il s’agissait d’un drame d’où mon appréhension du départ. Dès les premières pages je suis rentrée très vite dans le roman et je n’ai pas pu me défaire de l’histoire même après l’avoir terminée.

Khaled Hosseini a construit son roman autour d’un événement qui fait basculer le destin de ces deux amis. J’avoue avoir été impatiente de le découvrir.

Dans le texte, on lit beaucoup de mots arabes, ce que j’ai apprécié. Cela rend le texte vivant et presque plus intime. J’ai eu la sensation d’être plus proche des personnages grâce à ça.

Quelques exemples piochés deci delà :

J’ai beaucoup aimé ce texte. Mashallah, Dieu t’a accordé un talent particulier.

Il est mareez, objectai-je. Il ne se sent pas bien.

Je suis moftakhir, Amir, me dit-il en m’embrassant sur le front. Je suis fier de toi.

Tu es Khoshteep, me complimenta mon père (…). Très beau.

L’auteur a choisi comme narrateur, Amir l’un des personnages-clé du roman. J’ai toutefois parfois regretté ce choix. J’aurai aimé plus d’impartialité concernant Amir. En effet il n’est pas tendre avec lui-même et on ne connait pas le ressenti des autres protagonistes (son père, Hassan,…).

L’histoire d’amitié contée est une amitié éternelle que ni les années ni les épreuves ne peuvent ébranler. C’est une histoire forte avec pour décor un pays à l’agonie et une fuite vers l’inconnu.

Hassan et moi avions bu le même lait. Nous avions effectué nos premiers pas sur la même pelouse, dans le même jardin. Et, sous le même toit, nous avions prononcé nos premiers mots.

Le mien avait été « Baba ».

Le sien, « Amir ». Mon prénom.

Avec le recul, je crois que ces deux mots portaient déjà en germe les événements de l’hiver 1975 et tout ce qui s’ensuivit.

Bien sûr, je recommande la lecture de ce roman et je vais tenter d’expliquer pourquoi il faut lire Les cerfs-volants de Kaboul.

Premièrement, je pense que l’Afghanistan mérite qu’on s’intéresse à son histoire et à son peuple. Deuxièmement, c’est un roman d’actualité qui raconte également le drame vécu par les réfugiés qui quittent leur patrie et se retrouvent à jamais déraciner.

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

4 pensées sur “Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini”

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