L’homme de la montagne de Joyce Maynard

Je viens de lire L’homme de la montagne de Joyce Maynard publié aux éditions Philippe Rey.

Comme d’habitude j’ai été absorbée par l’histoire dès la première page. Une fois de plus, l’auteure, Joyce Maynard m’offre beaucoup d’émotions.

L’oeuvre

L’homme de la montagne est un roman écrit par Joyce Maynard paru en août 2014 aux Editions Philippe Rey.

Dans ce roman, on rencontre Rachel et de Patty Toricelli, adolescentes âgées de 13 et 11 ans qui vont être confrontées à une série de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes tuées dans la montagne (le mont Tamalpais dans le comté de Marin en Californie) située derrière chez elles.

Rachel, devenue trente ans plus tard une romancière célèbre, raconte les drames passés ainsi que l’été qui a bouleversé leurs vies.

L’histoire

Ce roman n’est ni un polar ni un thriller. C’est un roman qui raconte la vie d’une famille américaine modeste d’origine italienne à la fin des années 70.

Rachel et Patty sont deux soeurs inséparables. De parents divorcés, elles ont un père absent mais aimant et une mère présente physiquement mais trop déprimée pour s’occuper correctement de ses enfants.

Leur père est le premier homme de leurs vies : inspecteur à la brigade criminelle, il adore les femmes, dont ses filles. Pourtant il ne les voit quasiment jamais. La blessure infligée par la séparation de leurs parents ne sera jamais guérie.

Rachel narre la relation qu’elle a avec sa soeur, son père et l’absence de relation avec sa mère. Joyce Maynard a le don pour écrire sur les relations humaines. C’est d’une clairvoyance absolue. Je me suis imaginée toutes les scènes entres frangines : tendres, drôles et puissantes. Voilà leur force et le lien tangible qui les maintient heureuse : leur amour indéfectible.

Rachel et Patty ne sont pas des adolescentes très populaires, mais lorsqu’un cadavre est découvert derrière chez elles et que leur père est l’inspecteur chargé de l’enquête, tout va changer.

L’été 1979, une jeune femme est retrouvée morte et violée, c’est le début d’une série de meurtres perpétrés par l’étrangleur du crépuscule. Anthony Torricelli est chargé de l’enquête. Il va alors n’avoir plus qu’une idée en tête : retrouver le tueur.

Rachel et Patty ont comme terrain de jeu la montagne où sont retrouvés les cadavres des jeunes femmes…

Ce que j’en ai pensé

C’est toujours un plaisir absolu pour moi de lire cette auteure. L’histoire m’a tout de suite intéressée.

La relation puissante qui unit ces sœurs et leur père m’a beaucoup touchée. J’ai trouvé la relation entre Patty et Rachel extraordinaire et pourtant vraie. Leurs liens sont éternels.

Rachel, 13 ans attend désespérément ses règles qui tardent à venir quant à Patty, 11 ans, amoureuse de tous les chiens de la terre, elle a pour sa sœur une confiance à toutes épreuves. C’est drôle, tendre et tragique à la fois.

Elles vivent quasiment entre elles, sans contrainte parentale, leur mère étant trop déprimée pour s’intéresser à elles. La liberté qu’elles ont n’a pas de limite, elles vivent sans cadre. Elles trouvent de quoi s’occuper dans la montagne derrière chez elles qui est leur grand terrain de jeu. Elles fuient leur maison pour ne pas subir la dépression de leur maman.

Elles n’ont pas la télévision chez elles par manque de moyens financiers, alors elles s’installent sur la terrasse de leur voisine et la regarde par la fenêtre. Elles sont vives, intelligentes, pleines de ressources et très futées.

Leur père, Anthony est le premier homme de leur vie. Il représente tant pour elles : magicien, protecteur, séducteur, galant. Cet homme aime toutes les femmes et voudrait toutes les protéger. Il exerce sur ses filles une attraction très forte.

Dans ce roman on retrouve plusieurs thèmes : la famille, l’abandon, l’amour, l’amitié, la découverte des premiers émois, le passage de l’enfance à l’adolescence, la maladie, la perte.

En ce qui concerne l’histoire sur les crimes et le tueur : l’étrangleur du crépuscule, je suis plus mitigée. Je n’ai pas eu de réelle surprise. Il n’y a pas de rebondissement à proprement parler c’est pourquoi je ne range pas ce roman dans la catégorie polar ou thriller.

En résumé, ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai passé un très bon moment et j’ai ressenti beaucoup d’émotions à la lecture de ce livre.

Et vous, vous connaissez Joyce Maynard ?

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