L’échappée belle d’Anna Gavalda

J’ai lu le roman L’échappée belle d’Anna Gavalda aux éditions France Loisirs.

Anna Gavalda est une auteure française née en 1970.

L’oeuvre

L’échappée belle est publié en 2001 aux éditions France Loisirs.

L’histoire

Simon, sa femme Nathalie et Garance, sa sœur, partent sur les routes pour célébrer un mariage. Finalement, sur les routes il s’en passe des choses surtout entre frères et sœurs, on n’est jamais à l’abri d’un dérapage…

Ce que j’en ai pensé

J’aime beaucoup les romans d’Anna Gavalda. Elle a le truc, la dose exacte de sentiments, de drôlerie qui font que ça prend à chaque fois avec moi. Je pense que j’ai cette sensibilité, comme de très nombreux lecteurs, qui fait que je comprends et vis la plume de cette auteure.

Quand j’ai chiné ce petit roman avec cette couverture si feel good je n’ai pas réfléchi deux secondes.

J’ai mis quelques mois à le lire ne sachant pas trop à quoi m’attendre d’un si petit bouquin. Finalement, une fois de plus, avec Anna Gavalda ce n’est ni l’intrigue ni l’histoire qui font tourner les pages mais les personnages.

Ici on rencontre Simon le grand frère, puis Garance et Lola, les frangines et enfin Vincent, le petit dernier. J’ai adoré passer quelques heures avec eux. La complicité et l’amour fraternel sont merveilleusement décrits.

Réalise-t-elle que son bon toutou de mari a porté jour et nuit et pendant des années une cape de Superman en satin rouge qu’il pliait consciencieusement dans son cartable chaque fois qu’il franchissait les grilles de l’école ?

J’ai une petite anecdote Instragram lorsque j’ai publié une photo du roman, une personne m’a dit en commentaire qu’avec ses frère et sœur ils avaient chacun un exemplaire du bouquin. C’est tellement ça ce roman, rien de fou, rien d’intriguant, rien de Wouah! pourtant il m’a procuré beaucoup de bonnes heures et de bonheur. L’amour fraternel est un amour indéfectible, celui que les années n’usent pas, celui qui reste gravé en nous du premier au dernier jour.

J’ai la chance d’avoir moi-même deux sœurs. Elles sont très différentes et très aimantes malgré les aléas de la vie. Merci mes frangines d’être et d’avoir été toujours là, juste par amour.

Elle a peur de son ombre, je ne crains personne. Elle aime les mots, j’aime les notes. Elle admire les peintres, je préfère les photographes. Elle ne dit jamais ce qu’elle a sur le cœur, je dis tout ce que je pense. Elle n’aime pas les conflits, j’aime que les choses soient claires. Elle aime être « un peu pompette », je préfère boire. Elle ne sait pas s’amuser, je ne sais pas me coucher (…) Elle ne peut pas coucher avec un garçon sans être amoureuse, je ne peux pas coucher sans préservatif. Elle a besoin de moi, j’ai besoin d’elle.

Vous l’aurez compris, ce roman m’a beaucoup plu. En plus d’être une lecture sympathique et fraîche, il laisse une saveur d’optimisme et de bonheur.

Laissez vous tenter, vous ne le regretterez pas, parole de sœur !

En ce sang versé d’Andréa H Japp

J’ai lu le roman En ce sang versé d’Andréa H Japp aux éditions Flammarion.

Andrea H. Japp est le pseudonyme de Lionelle Nugon-Baudon, auteure française et scientifique de renom, née en 1957.

L’œuvre

En ce sang versé est le second tome de la trilogie Les enquêtes de M. de Mortagne, bourreau. Il est publié en 2012 aux éditions Flammarion.

La trilogie se poursuit avec le roman La tour d’abandon.

L’histoire

L’histoire se déroule en l’an 1305 en Normandie. Hardouin cadet-Venelle dit Monsieur Justice de Mortagne, bourreau de son état, a belle réputation bien au-delà de son comté.

Henriette, la fille ainée et préférée du sous-bailli, Arnaud de Tisans, moniale à l’abbaye des Clairets, est retrouvée étranglée à la porte du monastère. Le sous-bailli fou de chagrin, demande l’aide du bourreau pour résoudre ce crime et retrouver le scélérat qui a tué son enfant chérie.

Ce que j’en ai pensé

Après avoir lu le premier tome de cette trilogie Le brasier de justice, j’avais très envie de poursuivre les aventures de ce bourreau attachant.

On retrouve Hardouin cadet-Venelle, bourreau de père en fils, sans espace temps entre la fin du premier tome et le second.

Hardouin a donc croisé à la fin du premier tome, la belle Mahaut de Vigonrin accusée d’empoissonnements. Or, cette dame ressemble d’une manière étrange à Marie de Salvin, brûlée au début du tome un.

Entre temps, le sous-bailli Arnaud de Tisans est au désespoir suite au décès de sa fille adorée, Henriette. Cette dernière était moniale dans la fameuse abbaye de Clairets dirigée par la mère abbessse, Constance de Gausbert.

Une fois de plus, l’auteure plonge le lecteur à cent pourcent dans cet univers moyenâgeux, aux confins de la Normandie, dans cet hiver glacial et très rude de l’an 1305.

M. Justice de Mortagne lut pour la millième fois sur les visages le même mélange d’émotions : dégoût envers lui et féroce curiosité pour la mise à mort annoncée par les crieurs de rues.

Un noble de haut ne se décollait pas tous les jours (…) Chacun y allait de supputations : messes noires, orgies, fornication avec des animaux. (…) Quelques-uns regrettaient à haute voix que le spectacle se limitât à une décapitation. Cependant, nul n’aurait boudé son divertissement.

La plume de l’auteure est fabuleuse car elle permet une réelle immersion dans cette époque lointaine. Andrea H. Japp a l’art de dérouler les enquêtes successives au fur et à mesure. Tout comme dans le premier tome, j’ai pris plaisir à lire mais aussi à apprendre et découvrir mieux cette période historique où la religion a une place primordiale.

Je n’ai jamais perdu pied, comme cela est parfois le cas dans d’autres romans historiques. J’ai aimé suivre et comprendre les aventures de tous les protagonistes.

Ce second tome donne une vision plus nette de ce qu’il pourrait se passer dans le dernier opus que je lirai avec beaucoup de plaisir, j’en suis sûre.

Et vous, avez-vous lu ce roman ou un autre de l’auteure ?

Territoires d’Olivier Norek

J’ai lu Territoires d’Olivier Norek aux éditions Michel Lafon.

Olivier Norek est un auteur français né en 1975.

L’œuvre

Territoires est publié en 2014 aux éditions Michel Lafon.

Ce roman est le second dans lequel apparaissent le Capitaine Victor Coste et son équipe.

L’histoire

Trois caïds de la drogue sont assassinés dans la ville de Malceny, en Seine-Saint-Denis.

La Crime et les Stups vont travailler conjointement afin de mettre à mal ce déferlement de violence. C’est sans compter sur l’aide précieuse de la mairesse de Malceny, surnommée La Reine par ses collaborateurs ; femme de pouvoir aussi vérolée que démagogue.

Ce que j’en ai pensé

Après avoir lu Code 93 d’Olivier Norek, j’ai eu fortement envie de lire ses autres romans. Territoires a donc rapidement atterri entre mes mains. J’avais hâte de me plonger dans ce nouvel opus.

Olivier Norek est un lieutenant de police de la section enquêtes et recherches du SDPJ 93.

J’ai eu plaisir à retrouver la plume incisive, drôle et très réaliste de l’auteur. L’enquête est menée avec un rythme soutenu, pas de repos pour le lecteur qui en prend plein les yeux.

Le personnage de Monsieur Jacques m’a beaucoup touchée. Je me fais souvent la réflexion quant à la capacité de nos anciens à vivre dans des cités archi-urbanisées où la violence est de mise et le respect perdu à jamais. Le multiculturalisme est une option favorable mais comment imaginer que les personnes âgées puissent se repérer dans cet univers cosmopolite ?

Malceny, ville fictive, ressemble à une cité-dortoir dans laquelle se dressent des tours qui portent des noms d’hommes de lettres pour mieux cacher la misère sociale et la décrépitude des logements.

Il ne lui parla jamais des voitures qui brûlaient, du quartier qui se dégradait, des enfants qui l’insultaient quand il faisait ses courses, ni de la fois où il s’était fait agresser et voler son portefeuille. (…) De cambriolages en incivilités, de dégradations en violences gratuites, les voisins, les uns après les autres, quittèrent l’immeuble.

En quelques pages j’ai été happée par l’histoire. J’ai découvert avec des yeux ébahis le commerce souterrain de la drogue, les filières bien huilées, le rôle des criminels dans une ville de banlieue et le lien qui les unit avec la vie démocratique.

Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c’est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l’électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.

Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.

Et vous avez déposé plainte ?

Non, j’ai remis le courant.

Olivier Norek a décidément le chic pour donner envie de continuer encore et encore cette aventure. Il est donc très probable que je lise prochainement le dernier roman Surtensions, pour mon plus grand plaisir.

En attendant, à ceux qui découvrent l’auteur, à ceux qui voudraient lire un polar avec un rythme d’enfer, je vous conseille très vivement celui-ci.

Avez-vous lu Territoires ? Qu’en avez-vous pensé ?