La vie d’une autre de Frédérique Deghelt

J’ai lu le roman La vie d’une autre de Frédérique Deghelt aux éditions Babel.

Frédérique Deghelt est une auteure française née en 1967.

L’oeuvre

La vie d’une autre est publié en 2007 aux éditions Actes Sud.

L’histoire

Marie a vingt-cinq ans, elle fête son nouveau travail entourée d’amis et rencontre Pablo.

Au petit matin, Pablo la quitte pour aller travailler. Ce qu’elle ignore c’est que douze ans se sont écoulés. Elle n’a aucun souvenir de ces années. Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle oublie sa vie ?

Ce que j’en ai pensé

J’ai pour habitude de ne pas m’attarder sur la quatrième de couverture car j’aime être surprise par l’histoire. Parfois j’en apprends trop à mon goût avant même d’avoir ouvert le bouquin. J’ai donc commencé cette lecture sans vraiment savoir à quoi m’attendre.

J’ai été très vite emballée par le contexte du roman et l’énigme incroyable que vit Marie. Se réveiller le lendemain d’une nuit d’amour et se rendre compte que douze ans se sont écoulés.

Catherine, si ça ne t’ennuie pas, raconte-moi encore deux ou trois choses que tu connais de moi, décris-moi les années perdues. Etais-tu présente à mon mariage ?

Oui, bien sûr mais c’est fou ce que tu me demandes.

Fou, subjectif, sans intérêt peut-être. Je le sais, mais je n’ai guère le choix. ça ne sera jamais pire qu’une amnésie totale.

Pourquoi, comment, pour qui ? Tant de questions sans réponse. Le lecteur peut imaginer tout et n’importe quoi. Du scénario le plus glauque, traumatisme affreux qu’elle a dû subir pour en arriver là, manipulation, hypnose,…

J’ai poursuivi ma lecture remplie d’attente et de promesse. Pourtant la plume de l’auteure m’a fatiguée. Je l’ai trouvée trop pompeuse et lourde. Le roman contient beaucoup de longueurs et de tergiversations qui m’ont lassée. J’aurais aimé ressentir le même enthousiasme tout au long du roman mais ce ne fût pas le cas.

Au final j’ai apprécié ma lecture mais sincèrement la pseudo révélation m’a déçue. Je m’attendais peut-être à quelque chose de plus explicite. J’ai été satisfaite de l’avoir lue mais je suis restée sur ma faim.

Ce roman ne m’a procuré aucune émotion particulière ce que je déplore. Je lis avant tout pour cela, pour ressentir des émotions. Je pense que les problématiques abordées dans cette histoire ne correspondent pas à ma sensibilité.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

L’échappée belle d’Anna Gavalda

J’ai lu le roman L’échappée belle d’Anna Gavalda aux éditions France Loisirs.

Anna Gavalda est une auteure française née en 1970.

L’oeuvre

L’échappée belle est publié en 2001 aux éditions France Loisirs.

L’histoire

Simon, sa femme Nathalie et Garance, sa sœur, partent sur les routes pour célébrer un mariage. Finalement, sur les routes il s’en passe des choses surtout entre frères et sœurs, on n’est jamais à l’abri d’un dérapage…

Ce que j’en ai pensé

J’aime beaucoup les romans d’Anna Gavalda. Elle a le truc, la dose exacte de sentiments, de drôlerie qui font que ça prend à chaque fois avec moi. Je pense que j’ai cette sensibilité, comme de très nombreux lecteurs, qui fait que je comprends et vis la plume de cette auteure.

Quand j’ai chiné ce petit roman avec cette couverture si feel good je n’ai pas réfléchi deux secondes.

J’ai mis quelques mois à le lire ne sachant pas trop à quoi m’attendre d’un si petit bouquin. Finalement, une fois de plus, avec Anna Gavalda ce n’est ni l’intrigue ni l’histoire qui font tourner les pages mais les personnages.

Ici on rencontre Simon le grand frère, puis Garance et Lola, les frangines et enfin Vincent, le petit dernier. J’ai adoré passer quelques heures avec eux. La complicité et l’amour fraternel sont merveilleusement décrits.

Réalise-t-elle que son bon toutou de mari a porté jour et nuit et pendant des années une cape de Superman en satin rouge qu’il pliait consciencieusement dans son cartable chaque fois qu’il franchissait les grilles de l’école ?

J’ai une petite anecdote Instragram lorsque j’ai publié une photo du roman, une personne m’a dit en commentaire qu’avec ses frère et sœur ils avaient chacun un exemplaire du bouquin. C’est tellement ça ce roman, rien de fou, rien d’intriguant, rien de Wouah! pourtant il m’a procuré beaucoup de bonnes heures et de bonheur. L’amour fraternel est un amour indéfectible, celui que les années n’usent pas, celui qui reste gravé en nous du premier au dernier jour.

J’ai la chance d’avoir moi-même deux sœurs. Elles sont très différentes et très aimantes malgré les aléas de la vie. Merci mes frangines d’être et d’avoir été toujours là, juste par amour.

Elle a peur de son ombre, je ne crains personne. Elle aime les mots, j’aime les notes. Elle admire les peintres, je préfère les photographes. Elle ne dit jamais ce qu’elle a sur le cœur, je dis tout ce que je pense. Elle n’aime pas les conflits, j’aime que les choses soient claires. Elle aime être « un peu pompette », je préfère boire. Elle ne sait pas s’amuser, je ne sais pas me coucher (…) Elle ne peut pas coucher avec un garçon sans être amoureuse, je ne peux pas coucher sans préservatif. Elle a besoin de moi, j’ai besoin d’elle.

Vous l’aurez compris, ce roman m’a beaucoup plu. En plus d’être une lecture sympathique et fraîche, il laisse une saveur d’optimisme et de bonheur.

Laissez vous tenter, vous ne le regretterez pas, parole de sœur !

L’élégance des veuves d’Alice Ferney

J’ai lu le roman L’élégance des veuves d’Alice Ferney aux éditions Babel.

Alice Ferney est une auteure française née en 1961.

L’oeuvre

Le roman L’élégance des veuves est publié en 1995 aux éditions Actes Sud.

L’histoire

« Dieu ne nous a pas créées pour être inutile », telle était la devise des femmes de cette famille.

Ce roman raconte la vie des femmes au début du XXième siècle en France à travers leur maternité.

Ce que j’en ai pensé

J’ai lu ce tout petit roman, ridiculement petit, presque inexistant par son nombre de pages et pourtant. Pourtant, j’ai lu un roman riche et profond sur la condition féminine et le destin de ces femmes qui enfantent toute leur vie durant.

Au tout début, le lecteur rencontre Valentine qui est fraîchement mariée à Jules. Valentine va alors donner naissance à huit enfants dont trois filles et un ange qui ne resta qu’une journée sur Terre.

L’auteure exprime très bien l’émotion de Valentine et son besoin viscéral, complètement naturel d’enfanter encore et encore. Comme si c’était son seul but, la seule excuse qu’elle ait trouvée pour justifier son existence.

Sa vie n’était que ce don, et lorsqu’elle les regardait ensemble, ses enfants, elle sentait sur sa peau un frémissement de froid, un sentiment qu’elle ne démêlait pas, de fierté d’effroi, d’amour inexprimable.

C’est un roman d’une grande justesse que j’ai découvert en même temps que l’auteure dont je n’avais lu aucun roman. J’ai été subjuguée par la beauté de cette plume riche et élégante oui c’était facile. Les mots sont précis, les sentiments décrits à la perfection.

L’auteure a fait le choix d’écrire un roman sans dialogue. Le narrateur exprime ce que les protagonistes ressentent. C’est très reposant pour le lecteur même si le risque est de lire un roman peu rythmé, ce qui n’est vraiment pas le cas ici.

Cette histoire est un très beau et émouvant témoignage sur la vie, le temps qui passe, les mariages que l’on fête, les morts que l’on pleure.

Pierre naquit et Jules mourut un an plus tard. Il n’y aurait pour Valentine plus de caresses et plus d’enfant. (…) Et dans la détresse de se savoir à jamais inféconde et privée d’amour, Valentine se raidit davantage.

J’ai bien envie de découvrir d’autres romans de l’auteure tant la plume m’a plu.

Enfin, j’ai appris que L’élégance des veuves avait été adapté au cinéma je suis curieuse de le voir à l’occasion.

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Les règles d’usage de Joyce Maynard

J’ai lu récemment le roman Les règles d’usage de Joyce Maynard aux éditions Philippe Rey.

Joyce Maynard est une auteure américaine née en 1953.

L’œuvre

Les règles d’usage a comme titre original The Usual Rules. Il a été publié en 2003.

Ce roman a été traduit et publié en France en 2016 aux éditions Philippe Rey.

les règles d'usage de joyce maynard

L’histoire

Wendy, adolescente new-yorkaise vit avec sa mère, son frère et son beau-père.

Le 11 septembre 2001, Wendy va au collège comme tous les matins de la semaine. Comme tous les jours, cet adolescente bougonne après sa mère, sa vie et sur son père absent qui vit en Californie. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Pourtant, cette journée marquera à jamais Wendy et sa famille.

Ce que j’en ai pensé

Lorsque j’ai enfin mis les mains sur ce roman, j’ai sauté de joie littéralement ! J’adore tous les romans de cette auteure qui me fait vivre beaucoup d’émotions et qui a le chic pour m’embarquer au bout de quelques pages de lecture seulement.

C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’ai commencé Les règles d’usage.

Le roman traite du 11 septembre 2001 et d’une famille victime de ce monstrueux attentat. Je n’avais jamais auparavant lu de roman sur ce sujet. Je me souviens parfaitement de cette journée noire, des semaines durant lesquelles nous étions collés à notre écran de télévision à regarder des images sorties des pires scénarios d’horreur.

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu ce roman. Wendy, notre ado de 13 ans mal dans sa peau est l’aînée des enfants de sa mère. Elle a un petit frère et un beau-père aimant qui la considère comme sa fille. La famille qu’ils forment est très touchante. J’ai adoré le personnage de Josh, mari et père débordant d’amour.

Un jour, trois mille personnes avaient dit au revoir à leurs familles et étaient parties au bureau pour ne jamais revenir à la maison.

L’auteure nous raconte par le menu, le cheminement que Wendy et sa famille entreprennent après la disparition de Kate, sa maman.

Ce roman comporte beaucoup trop de longueurs et j’ai parfois trouvé cela dommage car le rythme en prend un coup.

Au-delà de cet aspect négatif, encore une fois, Joyce Maynard m’a fait vivre beaucoup de bons moments. Je remarque toutefois que le roman a été publié en 2003 et traduit en France seulement qu’en 2016 soit treize ans après, ce qui est énorme pour un auteur à succès. J’ai trouvé globalement le roman moins bon que les autres, moins abouti au niveau de l’écriture et de l’histoire.

Il ne faut pas se fier aux apparences, elle le comprenait maintenant. On peut voyager en face d’une personne dans l’autobus sans savoir que, il y a un mois à peine, sa sœur, avec qui elle parlait au téléphone tous les soirs, l’a appelée sur son portable pour lui dire : Ecoute, cette tour est en feu et je ne crois pas que je vais m’en sortir, alors je veux juste que tu saches que je t’aime.

J’ai perçu un léger too much également avec les histoires parallèles à celle de Wendy. La mère adolescente, le libraire et son fils autiste, Todd,… une ribambelle de destins tous aussi désespérés les uns que les autres. Dommage que Joyce Maynard soit allée dans le « trop », trop dramatique, trop systématique. Cela m’a assez déconcertée car je l’ai connue plus subtile dans d’autres romans.

Au final, je recommande cette lecture pour les fans comme moi, qui de toutes manières voudront se faire leur propre avis. Pour ceux qui souhaitent découvrir l’auteure, je vous conseille d’autres œuvres comme Prête à tout ou Long week-end.

Avez-vous lu ce roman ? Donnez votre avis en commentaire !