Les règles d’usage de Joyce Maynard

J’ai lu récemment le roman Les règles d’usage de Joyce Maynard aux éditions Philippe Rey.

Joyce Maynard est une auteure américaine née en 1953.

L’œuvre

Les règles d’usage a comme titre original The Usual Rules. Il a été publié en 2003.

Ce roman a été traduit et publié en France en 2016 aux éditions Philippe Rey.

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L’histoire

Wendy, adolescente new-yorkaise vit avec sa mère, son frère et son beau-père.

Le 11 septembre 2001, Wendy va au collège comme tous les matins de la semaine. Comme tous les jours, cet adolescente bougonne après sa mère, sa vie et sur son père absent qui vit en Californie. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Pourtant, cette journée marquera à jamais Wendy et sa famille.

Ce que j’en ai pensé

Lorsque j’ai enfin mis les mains sur ce roman, j’ai sauté de joie littéralement ! J’adore tous les romans de cette auteure qui me fait vivre beaucoup d’émotions et qui a le chic pour m’embarquer au bout de quelques pages de lecture seulement.

C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’ai commencé Les règles d’usage.

Le roman traite du 11 septembre 2001 et d’une famille victime de ce monstrueux attentat. Je n’avais jamais auparavant lu de roman sur ce sujet. Je me souviens parfaitement de cette journée noire, des semaines durant lesquelles nous étions collés à notre écran de télévision à regarder des images sorties des pires scénarios d’horreur.

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu ce roman. Wendy, notre ado de 13 ans mal dans sa peau est l’aînée des enfants de sa mère. Elle a un petit frère et un beau-père aimant qui la considère comme sa fille. La famille qu’ils forment est très touchante. J’ai adoré le personnage de Josh, mari et père débordant d’amour.

Un jour, trois mille personnes avaient dit au revoir à leurs familles et étaient parties au bureau pour ne jamais revenir à la maison.

L’auteure nous raconte par le menu, le cheminement que Wendy et sa famille entreprennent après la disparition de Kate, sa maman.

Ce roman comporte beaucoup trop de longueurs et j’ai parfois trouvé cela dommage car le rythme en prend un coup.

Au-delà de cet aspect négatif, encore une fois, Joyce Maynard m’a fait vivre beaucoup de bons moments. Je remarque toutefois que le roman a été publié en 2003 et traduit en France seulement qu’en 2016 soit treize ans après, ce qui est énorme pour un auteur à succès. J’ai trouvé globalement le roman moins bon que les autres, moins abouti au niveau de l’écriture et de l’histoire.

Il ne faut pas se fier aux apparences, elle le comprenait maintenant. On peut voyager en face d’une personne dans l’autobus sans savoir que, il y a un mois à peine, sa sœur, avec qui elle parlait au téléphone tous les soirs, l’a appelée sur son portable pour lui dire : Ecoute, cette tour est en feu et je ne crois pas que je vais m’en sortir, alors je veux juste que tu saches que je t’aime.

J’ai perçu un léger too much également avec les histoires parallèles à celle de Wendy. La mère adolescente, le libraire et son fils autiste, Todd,… une ribambelle de destins tous aussi désespérés les uns que les autres. Dommage que Joyce Maynard soit allée dans le « trop », trop dramatique, trop systématique. Cela m’a assez déconcertée car je l’ai connue plus subtile dans d’autres romans.

Au final, je recommande cette lecture pour les fans comme moi, qui de toutes manières voudront se faire leur propre avis. Pour ceux qui souhaitent découvrir l’auteure, je vous conseille d’autres œuvres comme Prête à tout ou Long week-end.

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