Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki

J’ai lu le roman Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki aux éditions Le livre de poche.

Mineko Iwasaki est une femme d’affaires japonaise née en 1949.

L’oeuvre

Ma vie de geisha a été co-écrit par Mineko Iwasaki et Rande Brown en 2002 sous le titre original Geisha, a life.

Il a été traduit et publié en France en 2003 aux éditions Michel Lafon.

L’histoire

Ma vie de geisha relate l’histoire vraie de Mineko Iwasaki. Son enfance, son parcours dans ce Japon des années 50-70 à Kyoto.

Ce que j’en ai pensé

Passionnée par l’Asie, ses coutumes et ses peuples, j’ai sauté sur ce petit roman d’occasion, un grand sourire aux lèvres à l’idée de me plonger dans cette histoire.

Masako, cette adorable petite fille silencieuse, rêveuse, passe le plus clair de son temps dans un placard à écouter le monde qui l’entoure, protégée du regard des autres.

Mon nom est Minoko. Ce n’est pas le nom que mon père m’a donné à ma naissance. Il m’a été attribué à l’âge de cinq ans, (…) par les Iwasaki, la famille de femmes qui a fait de moi une geisha.

Ce roman est un témoignage et une biographie très fine. J’ai adoré lire ces histoires d’okiya, de kimono, de danse, d’atotori. On pourrait croire que l’histoire se déroule dans des temps révolus alors que pas du tout puisque l’action se passe dans les années 50-70.

Dans mon pays, le Japon, il existe des quartiers consacrés aux arts du divertissement et au plaisir esthétique (…) on les appelle des karyukai.

Le destin de cette femme est hors du commun et la passion qui l’anime pour la danse, un véritable sacerdoce.

J’ai aimé ce roman car contrairement aux idées reçues les geikos ou geishas sont des professionnelles accomplies. Elles ne ménagent pas leurs peines et font de leur quotidien une course contre la montre. Les meilleures sont des vrais bourreaux de travail.

Chez nous, nous n’employons pas le mot geisha mais celui, plus précis, de geiko, qui signifie « femme qui excelle dans les arts ».

L’excellence qui ressort de leurs arts est tout simplement bluffant. J’ai été admirative de tous les choix opérés par cette jeune femme. J’ai ressenti un réel dépaysement à la lecture de ce roman et j’ai pris plaisir à m’immerger dans ce monde tellement à part.

Il est temps de lever le mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je vous invite maintenant à me suivre dans le monde des fleurs et des saules.

Depuis longtemps, le monde des geishas m’intrigue et m’offusque à la fois. Une sorte d’attirance mêlée à une réprobation féministe. Pourtant, j’ai été réellement surprise par les propos tenus. Mineko Iwasaki est d’une part une féministe et d’autre part, une battante des droits des femmes.

Je conseille fortement cette lecture aux personnes curieuses ou intéressées par cette vie incroyable !

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Yeruldelgger de Ian Manook

J’ai lu récemment le roman Yeruldelgger de Ian Manook aux éditions Le livre de poche.

Ian Manook est un des noms de plume de l’auteur Patrick Manoukian, écrivain français né en 1949.

yeruldelgger de ian manook

L’œuvre

Yeruldelgger est publié en 2013 aux éditions Albin Michel.

Ce roman a obtenu une très grande quantité de prix littéraires. Il a reçu notamment Le grand prix des lectrices de Elle en 2014 ainsi que le prix SNCF du polar, la même année.

L’histoire

Yeruldelgger est appelé sur les lieux d’une découverte macabre. Le squelette d’une petite fille, déterré par des nomades, a été découvert dans les steppes.

Au même moment, des industriels chinois et des prostituées sont assassinés sauvagement. Yeruldelgger doit enquêter avec l’aide de Oyun, son adjointe.

En parallèle, il doit affronter ses fantômes et faire face à l’épreuve de sa vie.

Ce que j’en ai pensé

J’ai souhaité lire ce livre sur les recommandations de ma mamou. En plus de l’histoire policière, il a cette particularité de faire découvrir au lecteur, ce pays lointain, la Mongolie.

Cela faisait donc plusieurs mois qu’il était dans ma wishlist et grâce à une gentille collègue, merci Julie, j’ai enfin pu le lire. Un membre de Livraddict nommé XL m’a proposé de le lire en lecture commune. Vous pouvez retrouver sa chronique ici.

Dans ce roman on découvre ce flic abimé par la vie, Yeruldelgger. J’ai été horrifiée de découvrir les relations qu’il entretient avec sa famille et sa hiérarchie. En tout état de cause, il est détesté autant qu’adoré.

Le roman est très bien construit. Il y a une vraie montée en puissance dans l’intrigue. Les enquêtes policières se mélangent les unes ou autres et apportent une profondeur au roman.

Ce qui m’a fascinée dans ce roman c’est la découverte de la Mongolie. Ce roman est pour moi une déclaration d’amour à ses habitants, ses traditions, ses paysages. J’ai été d’ailleurs très surprise d’apprendre que l’auteur n’était pas originaire de Mongolie mais un français amoureux des voyages.

Yeruldelgger plongea la main dans les entrailles de la marmotte et en tira une première pierre bouillante qu’il offrit à la vieille avec respect. Elle l’accepta avec un sourire de bonheur et de reconnaissance (…) et partagèrent avec lui le boodog selon la tradition.

Ce pays lointain est assez méconnu pour moi. Il m’a paru d’une fragilité poétique. La Mongolie est une terre de contrastes où se mêle tradition et modernité. Ian Manook décrit très bien ce phénomène tout au long de son roman. A certains moments, outre la violence de l’histoire, une poésie se dégage de ce roman.

Puis, dans leur douce langue murmurée qui bruissait comme un ruisseau sous des feuillages agités, ils se racontèrent jusqu’au petit matin leurs enfances heureuses en se brûlant les lèvres au thé salé.

On ressent un mal-être et une recherche d’authenticité dans l’esprit des mongols, comme si une part d’eux-même était à jamais entachée par l’histoire de leur pays. L’auteur fait tout pour que le lecteur éprouve la désillusion des personnages face à la perte des traditions ancestrales.

Colette voulu précéder Yeruldelgger dans la yourte, mais il la rattrapa violemment par le bras (…)

Hey, qu’est-ce qui te prend ?

Pas le pied gauche, tu ne te souviens pas ?

Tu crois à ces vieilleries-là ?

J’y crois, confirma-t-il et tu as intérêt à y croire toi aussi.

Quoi ? Entrer le pied droit en premier, enjamber le pas de porte, ne rien jeter dans le feu, circuler par la gauche, ne pas pointer ses pieds vers le feu… tu t’accroches encore à tout ça ?

Yeruldelgger est un roman surprenant qui tend à faire découvrir au lecteur, un pays avant tout. J’ai découvert énormément de choses en lisant ce livre. J’ai trouvé ça captivant d’un point de vue culturel et humain.

A part le cœur nouveau d’Oulan-Bator et la perfection infinie des steppes et des montagnes, Oyun se demandait souvent pourquoi sa belle Mongolie semblait aussi délabrée.

Partout, quand elle traversait les banlieues et les villages, elle ressentait cette impression étrange d’un abandon résigné. Comme si le quotidien des gens, dans ce pays immense et magnifique, s’étriquait dans un présent rabougri avec pour seule ambition de survivre aux jours qui passent.

Concernant l’enquête policière, la plume est hyper violente. Plusieurs fois j’ai repris mon souffle car j’avais, sans me rendre compte, couper ma respiration tellement le passage était dur. Petite nature, bonjour !

J’ai adoré ce roman. L’auteur en a écrit deux autres où l’on retrouve personnage de Yeruldelgger, Les temps sauvages et la mort nomade. J’ai fortement envie de les lire d’ici quelques mois.

Je recommande chaudement ce roman, si la violence ne vous effraie pas et si vous avez la curiosité de découvrir ce pays à part qu’est la Mongolie.

Avez-vous lu ce roman ? Donnez votre avis en commentaire !

Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé

J’ai lu dernièrement Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé aux éditions Le livre de poche.

Jean-Christophe Grangé est un auteur français né en 1961.

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Le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas

J’ai lu récemment le roman Le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas aux éditions Le livre de poche.

Alexandre Dumas (père) est un écrivain français né en 1802.

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