Les assassins de R J Ellory

J’ai lu la semaine dernière, Les assassins de R J Ellory aux éditions Sonatine.

Roger Jon Ellory, plus connu sous le nom de plume R. J. Ellory, est un auteur anglais né en 1965.

L’œuvre

Le roman Les assassins est publié sous le titre original The anniversary man en 2009. Il sera traduit en français et publié en 2015 aux éditions Sonatine.

Ce roman est le septième roman de l’auteur.

L’histoire

New-York, 1984, John Costello, adolescent de 16 ans, échappe de justesse à la mort. Sa petite amie est tuée sauvagement devant lui par un serial-killer dénommé le marteau de Dieu.

New-York, 2006, plusieurs assassinats ont lieu. John Costello fait rapidement le lien. Les meurtres ont lieu le jour anniversaire d’anciens meurtres commis par des serial-killers et en sont la réplique parfaite.

Ray Irving, détective au NYPD est chargé de l’enquête.

Ce que j’en ai pensé

Une fois de plus, ce roman est le premier de l’auteur que je lis. Cet auteur, je souhaitais le découvrir depuis plusieurs mois. Beaucoup de critiques positives m’avaient donné envie de lire notamment le roman Seul le silence. Mais le hasard a fait que j’ai chiné Les assassins et donc c’est celui-ci que j’ai lu en premier.

Le roman Les assassins plonge le lecteur dans les méandres du NYPD. Le détective Ray Irving, quadragénaire insomniaque, a la charge de retrouver le coupable de meurtres plus horribles les uns que les autres, qui sont la réplique exacte d’anciens meurtres commis par des serial-killers qui ont ponctué l’histoire criminelle des US.

Ce roman a un rythme haletant à partir du premier tiers. Les meurtres s’enchaînent, alors que le coupable échappe à tout et ne laisse aucune trace de son passage. L’enquête piétine malgré les efforts de la police pour coincer le meurtrier.

L’auteur a réussi un roman d’une précision hallucinante. Les recherches sur les serial-killers, leurs victimes, les meurtres… Tout est décrit à la perfection. Je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer le travail de recherches que R.J. Ellory a entrepris.

La fin de ce roman est régulièrement décevante pour les lecteurs, or cela n’a pas été mon cas. J’ai compris le message de l’auteur et la chute me semble légitime.

Je reconnais largement la qualité de recherches de l’auteur pour être au plus près du sujet qu’il écrit et l’ambiance très sombre, parfois déprimante qu’il instille dans l’histoire. Le monde infâme, monstrueux, inhumain des serial-killers dégoûte et fascine à la fois. Durant ma lecture j’ai souvent fait la grimace lors de certains passages et pourtant j’ai adoré ça !

Ce roman m’a beaucoup plu. J’ai envie de poursuivre ma découverte de l’auteur à travers ses autres romans.  En vrac, j’aimerai lire Vendetta, Les anges de NY, Seul le silence… et d’autres encore !

Connaissez-vous l’auteur ? Quels romans avez-vous lu ?

Madame Ti mène l’enquête de Frédéric Lenormand

J’ai lu récemment le roman Madame Ti mène l’enquête de Frédéric Lenormand aux éditions Fayard.

Frédéric Lenormand est un auteur français né en 1964.

L’oeuvre

Madame Ti mène l’enquête est un roman qui fait partie de la série Les nouvelles enquêtes du juge Ti.

Ce roman est publié en 2005 aux éditions Fayard. Il s’agit du cinquième roman de la série qui en contient vingt à ce jour.

L’histoire

L’action se déroule en Chine aux temps de la Dynastie des Tang (618-907). Le vénérable Juge Ti est victime d’une tentative d’assassinat sur sa noble personne. Le voilà cloué au lit avec une méchante fracture qui l’empêche d’exercer sa mission.

Au même moment, un cadavre est découvert dans les sous-bois.

Désemparé, le Juge Ti missionne l’un de ses serviteurs, un ancien escroc semi-repenti pour l’aider à résoudre cette enquête. De son côté, la première épouse du Juge Ti voit-là l’occasion de sortir de sa cage dorée remplie par les deux autres épouses du Juge et de leurs marmailles. A l’insu de son cher époux, elle décide de mener l’enquête pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Ce que j’en ai pensé

Ce roman est le troisième de la série que je lis. J’aurais préféré les lire dans l’ordre puisque j’ai lu les deux premiers, mais l’occasion ne s’est pas présentée.

Je ne vais pas faire durer le suspense, j’adore cette série et cela pour plusieurs raisons. La première raison est que je suis fan de l’Asie, de ses traditions et de ses mœurs. Je me régale à l’avance de lire un roman qui se déroule en Chine. La seconde, j’adore lire des romans policiers historiques. Enfin, la troisième est la plume bien particulière de l’auteur. Beaucoup d’ironie, de l’humour finement distillé et des personnages hauts en couleur.

Madame Ti mène l’enquête est un roman intéressant qui se lit facilement et rapidement. J’ai été emballée du début à la fin, d’ailleurs si je le pouvais, je lirais toute la série ; malheureusement les romans ne sont pas facilement trouvables car relativement peu connus.

L’histoire de ce Juge condamné à rester au lit et qui confie sa mission impériale à un homme de basse condition, connu pour être un escroc invétéré, est hilarant et ironique au possible. Sa première épouse, femme stérile, remisée au placard est poussée par une volonté d’exister. Ce portrait est touchant, il bouscule le statut des femmes chinoises de cette époque.

L’intrigue est plaisante et m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Seul bémol, Frédéric Lenormand donne au Juge Ti trop de pouvoir de déduction. Cela ne rend pas assez crédible le travail d’enquête. Le Juge Ti pourrait être accuser d’être médium. Mis à part cela, c’est un réel plaisir pour moi de lire ses romans.

Je recommande chaudement ce roman qui m’a offert un très bon moment de lecture.

Connaissez-vous cette série ? Pensez-vous la découvrir un jour ?

Le brasier de Justice d’Andrea H. Japp

J’ai lu dernièrement, le roman Le brasier de Justice d’Andrea H. Japp aux éditions J’ai Lu.

Andrea H. Japp est le pseudonyme de Lionelle Nugon-Baudon, auteure française, scientifique de renom née en 1957.

Le brasier de justice d'Andrea H. Japp

L’oeuvre

Le brasier de Justice est le premier tome de la trilogie Les enquêtes de M. de Mortagne, bourreau. Il est publié en octobre 2011 aux éditions Flammarion.

La trilogie se poursuit avec les romans En sang versé et La tour d’abandon.

L’histoire

Le roman se déroule en l’an 1305 en Normandie. Hardouin cadet-Venelle dit Monsieur Justice de Mortagne, bourreau de son état, a belle réputation bien au-delà de son comté.

Marie de Salvin accuse Jacques de Faussay de viol. Le mari de celle-ci souhaite combattre en duel le violeur présumé mais en mauvais bretteur, perd le combat en mourant. Dieu avait jugé son époux en le faisant échouer. Marie de Salvin est coupable de mensonges à l’égard de Jacques de Faussay en voulant ternir sa réputation et en tentant de le faire occire. Elle doit donc être brûlée vive.

Le bourreau accomplit sa mission. Marie de Salvin meurt sous les flammes mais depuis il est en proie au tourment : la Justice de Dieu serait-elle faillible ? Il décide avec l’aide d’Arnaud de Tisans, sous-bailli de Mortagne, de mener l’enquête.

Ce que j’en ai pensé

En tant qu’amatrice de romans policiers historiques j’avais très envie de découvrir un roman de cette auteure, Andrea H. Japp.

J’appréhendais légèrement car je craignais qu’il ne contienne trop d’informations historiques et ne pas comprendre tous les enjeux. J’ai été agréablement surprise car l’auteure a ajouté des notes à l’attention du lecteur en bas de pages. Ce procédé permet une meilleure compréhension au fur et à mesure de la lecture. Habituellement, les notes sont en fin d’ouvrage et j’ai souvent la flemme de m’y reporter. Je préfère donc qu’elles soient en bas de pages.

La plume de l’auteure est superbe, médiévale, riche, subtile. Ce roman est une mine d’informations sur cette époque. Dans ce roman il n’y a pas une mais plusieurs intrigues dont certaines sont résolues au cours de la lecture. J’ai aimé ce bourreau justicier, son sens profond de la Justice, de l’honneur et du respect de l’humain. C’est légèrement beaucoup  manichéen mais j’ai voulu et j’ai réussi à y croire du début à la fin.

Dans les romans policiers historiques j’aime apprendre et m’instruire. La curiosité qui m’habite, adore découvrir l’origine des mots ou bien l’emploi des mots à une époque. Qui ne s’est jamais demandé d’où venait l’expression « Etre fier comme un pou » ? Dans le roman on apprend qu’au départ l’expression « Etre fier comme un poul » vient du masculin de poule c’est-à-dire coq. De là dérive notre expression actuelle, incompréhensible « Etre fier comme un pou ».

J’ai aimé découvrir la plume de l’auteure et suivre le travail d’enquête de M. de Mortagne. D’ailleurs, j’ai prévu de lire la suite de la trilogie pour accompagner ce héros médiéval dans sa quête.

Vous avez lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé

J’ai lu dernièrement Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé aux éditions Le livre de poche.

Jean-Christophe Grangé est un auteur français né en 1961.

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