Le temps d’une cerise, d’une saison de mimosa de Pascal Pratz

Le temps d'une cerise, d'une saison de mimosa de Pascal Pratz

J’ai lu le roman Le temps d’une cerise, d’une saison de mimosa de Pascal Pratz aux éditions du Petit Pavé.

Pascal Pratz est un écrivain français né en 1952.

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L’oeuvre

Le temps d’une cerise, d’une saison de mimosa est le cinquième roman de l’auteur. Il est publié en 2008 aux éditions du Petit Pavé.

L’histoire

Ce roman raconte le parcours de vie de sa fille, Juliette, décédée des suites d’un cancer à l’âge de quatre ans et demi.

Tu t’appelais Juliette, Agathe, Cerise, tu aimais le mimosa. Comme les cerises et le mimosa, tu n’as vécu que ce que vivent les roses, l’espace d’un instant.

Ce que j’en ai pensé

Cette chronique est de loin la plus compliquée que j’ai eu à écrire et cela pour plusieurs raisons. La première est que je connais la femme de l’auteur. La seconde est qu’il ne s’agit pas d’une fiction mais d’une histoire vécue. Enfin la troisième est que le sujet est si douloureux qu’émettre un avis dessus est je pense, déplacé.

Nous t’avons choisi trois prénoms : Juliette, Agathe et Cerise… S’il n’y avait eu que moi, tu te serais appelée Cerise. ça faisait bien rire les sympas, Cerise et ça faisait grincher les grincheux.

Quoi de plus douloureux que de voir son enfant malade, dans la souffrance, dans la peine ? Quoi de plus affreux que de laisser partir son enfant vers l’issue fatale ? Quoi de plus injuste que de lui survivre et de continuer à vivre?

Ce roman raconte le jour fatidique où la vie de cette famille a basculé. Dorénavant, plus rien ne sera pareil. Le couperet est tombé, Juliette est malade, c’est grave.

J’ai apprécié l’écriture de l’auteur, sans fioriture, sans détail morbide qui ne soit nécessaire, sans pathos comme on dit.

L’auteur a réussi dans un si court roman, une petite centaine de pages, à donner au lecteur une vision très complète et détaillée de la vie de sa fille. Aucune ligne n’est à enlever, aucun détail n’est inutile, tout est concentré dans ces quelques pages. Le roman ne laisse au lecteur aucun questionnement ni de sensation de trop peu.

Toi, tu étais magnifique. Pas de plaintes, pas de pleurs. (…) On t’a tout dit, avec des mots que tu pouvais comprendre du haut de tes trois ans. Que tu avais une « boule » dans le ventre qu’il fallait faire partir, que ce serait long, que tu allais perdre tes cheveux, tes si jolis cheveux, (…) C’est évident que tu comprenais, d’abord parce que tu ne posais pas de question, avec le regard baissé. Tout cela entrait en toi. (…) Et quand tu me regardais dans les yeux, avec ton regard si profond, tu me faisais souvent douter de qui de nous deux était vraiment le grand.

J’ai été énormément touchée par tout. Tout ce que Pascal Pratz exprime, tout ce qu’il ressent, tout ce qu’il voit en sa fille, sa beauté, son intelligence, sa maturité, son courage, sa patience.

Tu étais lumineuse !

Ce roman n’est que le reflet de l’espoir, du désespoir, du sentiment d’impuissance, d’injustice, de l’attente inhumaine, et de l’amour infini que vivent ce père et cette mère face à la maladie de leur enfant.

Je garderai longtemps en moi certaines images du roman, certaines phrases, certaines émotions.

Je mentirais si j’écrivais ne pas avoir pleuré toutes les larmes de mon corps à la lecture de ce roman. J’ai ressenti profondément la douleur inexprimable et incommensurable pour cette petite fille, ses parents, et ses frères et sœurs.

Je n’aurais ni l’indécence ni l’envie de dire que j’ai aimé cette lecture.

J’ai seulement besoin d’écrire ici que la vie est belle, merveilleuse, surprenante, jouissante ! Il faut profiter des instants simples, quotidiens que la vie offre à chacun de nous et ne pas hésiter à vivre tout simplement.

Je remercie Isabelle pour m’avoir permis de lire ce roman et j’invite tous ceux qui liront cet article à en faire de même, pour Juliette, pour ces enfants malades, pour ces familles si pleines de V I E.

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