Traiter l’acné avec Roaccutane

J’ai franchi le cap de traiter l’acné avec Roaccutane soit l’isotrétinoïne. Je relate ici ma propre expérience qui ne doit pas être prise comme la solution adaptée pour tous.

Pour plus de cohérence et de clarté, je vais écrire plusieurs articles dans les semaines et mois à venir :

  • Le pourquoi du comment j’en suis arrivée là (cet article donc)
  • La mise en place du traitement Roaccutane avec retour sur les deux premiers mois
  • Ma routine de soins sous Roaccutane
  • Retour sur les six premiers mois de traitement
  • Un article final à la fin du traitement

L’acné et moi

Ado et jeune adulte

Adolescente, je n’ai pas eu à me plaindre d’acné. Quelques boutons anecdotiques, quelques comédons sur le nez et une peau à tendance grasse. Rien d’anormal en soi. Un rendez-vous chez le dermatologue, quelques crèmes traitantes plus tard, je vivais bien mon acné très modéré.

Vers l’âge de 20 ans, mon acné persistait. Le dermatologue m’a prescrit ma première cure d’antibiotiques tétracyclines. L’acné s’était nettement amélioré mais réapparaissait au bout d’un mois ou deux après la fin du traitement.

Adulte and co

A l’âge de 27 ans, toujours embêtée par mon acné, un dermatologue m’a proposé le fameux traitement Roaccutane en me disant que mon acné était profond bien que relativement modéré.

Après quelques jours de réflexion, j’ai refusé le traitement étant frileuse à cause des nombreux effets secondaires. Certes, j’avais sur le visage quelques boutons énervants mais pour moi cela ne nécessitaient pas l’artillerie lourde.

Le dermatologue m’a alors prescrit des gélules de zinc que j’ai pris pendant plusieurs années. Les gélules de zinc maintenaient mon acné à un stade acceptable donc je m’en suis contentée.

A l’âge de 33 ans, suite à ma ménopause artificielle, mon cycle est réapparu au bout de quelques mois. Pour la première fois de ma vie, j’ai fait une vraie poussée acnéique. Mes hormones en pagailles sont certainement la cause de cette poussée d’acné violente et persistante.

L’acné a gagné mes joues, mon menton, mes mâchoires. Un bouton apparaissait sous forme de microkystes et parfois de nodules. Les boutons étaient très persistants et restaient plusieurs semaines. Ma peau a subit quelques dégâts. D’ailleurs j’ai quelques cicatrices « en creux » sur les joues depuis ces fameuses poussées.

L’acné fait mal. La peau rougie, pèle, souffre. A mon âge, une peau acnéique est doublée par une peau sensible et sujette à la déshydratation. D’une peau à tendance grasse à l’adolescence elle était devenue mixte et déshydratée mais toujours acnéique le pied quoi.

Tout traitement local était banni car au bout de deux jours de traitement, ma peau criait « Arrête de me faire encore plus mal ! ». Ma peau était devenue trop sensible pour supporter des traitements locaux desséchants et irritants.

Il y a deux ans, un dermatologue m’a prescrit de nouveau un traitement oral à base de tétracyclines qui a fonctionné sans arrêter l’évolution de l’acné mais en modérant grandement l’apparition des boutons très inflammatoires.

Finalement, après deux cures d’antibiotiques deux années de suite, le dermatologue m’a conseillé Roaccutane me disant que c’était le seul traitement qui pouvait enrayer mon acné.

J’ai encore refusé à cause des effets secondaires et de l’argument clé qui est que mon acné n’est pas assez grave pour prendre des risques inutiles avec un traitement lourd comme l’isotrétinoïne.

A partir de là, j’ai arrêté tout traitement médical en me disant que ça finirait par rentrer dans l’ordre tout seul grâce à la régularisation hormonale qui allait s’opérer.

J’avais donc mis en place une routine de soins naturels qui convenait à ma peau mixte mais qui n’empêchait pas mon acné d’être présente. J’ai également réduit ma consommation de produits laitiers, de sucre, de charcuterie, de gluten… Je m’octroyais le luxe d’un peu de fromage de temps en temps oups.

Résultat après un an avec cette routine et ce « régime alimentaire » ? Rien de concluant ! Mon acné était toujours présent, toutes les semaines je zieutais le bouton de plus, celui qui fait mal et qui reste des lustres à gâcher ma vie seuls les vrais comprendront.

Le jour où j’ai déposé les armes

Fatiguée de cet acné, j’ai consulté un nouveau dermatologue en septembre 2016.

La dermatologue a été claire, Roaccutane ou… bah rien ! Elle m’a déculpabilisée en me disant que mon acné n’était certes ni défigurant ni handicapant mais qu’à mon âge j’avais le droit d’être en paix et que pour elle, le traitement était justifié.

Je lui ai parlé de ma peur viscérale de ce traitement dont les effets secondaires sont lourds. Elle m’a rassurée en me disant que nous allions nous voir tous les mois pour échanger sur les effets secondaires et ajuster le traitement si besoin.

Pour la première fois, j’ai envisagé sérieusement de prendre de l’isotrétinoïne. Mon acné avait pris le dessus sur mon bien-être et ma sérénité. Après plusieurs années à tenter de réduire et vaincre cet acné sans succès réel, je me suis décidée enfin à débuter le traitement Roaccutane.

Bien entendu, je ne vous encourage surtout pas à suivre ce traitement très contre-versé. Je souhaite simplement partager mon expérience sur l’acné de l’adulte, plus répandu que l’on pourrait croire.

Me voilà partie pour un traitement de plusieurs mois, haut les cœurs !

5 pensées sur “Traiter l’acné avec Roaccutane”

  1. Ma pauvre Estelle…que je te comprends. C’est vrai que passé un certains âge, on n’est moins tolérant et patient avec cette « calamité », avec laquelle nous ne sommes pas tous égaux. On peut en effet jalouser les hommes (ou les femmes) à peau de pêche…! Tu sais, moi à bientôt 48 ans, je passe rarement une semaine sans aucun problème d’acné mais bon, je me dis, « ça passera bien un jour »…! Ai confiance, c’est sans doute la bonne…! Bises.
    Vince du 94

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