La triomphante de Teresa Cremisi

la triomphante de Teresa Cremisi

J’ai lu le roman La triomphante de Teresa Cremisi aux éditions Folio.

Teresa Cremisi est une éditrice franço-italienne née en 1945 en Egypte.

L’œuvre

La triomphante est publié en 2015 aux éditions des Equateurs et en janvier 2017 aux éditions Folio.

C’est le premier roman de l’auteure. Il a obtenu le prix Méditerranée en 2016.

L’histoire

La narratrice née à Alexandrie, en Egypte, raconte, se raconte.

Enfant unique, elle passait ses vacances au bord de la Méditerranée. Le jour où ses parents et elle quittent Alexandrie, elle raconte l’exil, sa nouvelle vie à Milan.

Ce roman raconte le courage et la pugnacité, la force et la faiblesse d’une vie de femme.

Ce que j’en ai pensé

Dans le cadre d’un partenariat Livraddict j’ai reçu le roman La triomphante de Teresa Cremisi publié aux éditions Folio et je les remercie pour cela. C’est le premier partenariat auquel je participe.

Pour tout dire, je n’avais jamais entendu parler de l’auteure, Teresa Cremisi. En commençant le roman, j’ai lu qu’elle était éditrice. La curiosité m’a poussée à en savoir plus sur elle. J’ai découvert que ce n’était pas une éditrice lambda mais une pointure de l’édition. Teresa Cremisi est une femme d’expérience qui n’a plus rien à prouver professionnellement. Je pense qu’elle souhaite (certainement) laisser une trace de sa vie en écrivant un roman autobiographique.

Certains livres ont été si importants dans mon existence ; je veux dire qu’ils étaient là dans les moments où la vie s’accélérait et prenait un tournant. Ils y ont joué un rôle déterminant.

Je me suis plongée dans ce roman et j’ai été captivée par l’histoire contée. La narratrice raconte. La plume est élégante, aérienne, lumineuse. Rien n’est dit au hasard, tout est soupesé de manière à ne pas choquer, à ne pas trop se dévoiler malgré l’enjeu d’une autobiographie.

Il y avait une telle contradiction entre mes goûts, mes rêves et ces entraves que j’éprouvai un sentiment de révolte.

D’un petit rien, elle en fait un grand tout. Née en Orient, elle a eu une éducation européenne. La France est son pays de cœur, Alexandrie, sa ville natale, Milan, sa ville d’apprentissage.

Le doux « Italien » blond aux yeux bleus et la belle « Anglo-indienne » brune aux yeux très noirs, ne reverraient jamais plus leur pays.

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre ce destin de femme pas comme les autres. Petite fille, elle rêve de batailles navales, est fascinée par les armes et les conquêtes. Selon la narratrice, elle se définit comme étant bizarre, presque anormale. Au final, cette femme dotée d’une trop grande intelligence relève tous les défis et sous ses airs fragiles, s’arme et se met à la hauteur des exigences du monde.

Si Bonaparte, ses campagnes d’Italie et d’Egypte me fascinaient au point de dormir parfois avec le portrait du jeune général sous l’oreiller, (…) ; à l’exception de la bataille d’Austerlitz sur laquelle je pouvais rivaliser avec n’importe quel autre fanatique.

Sa fragilité, elle la garde pour son amoureux avec qui elle partage une grande complicité mais surtout une indépendance. La relation amoureuse qu’elle vit est moderne voire improbable par certains aspects.

Giacomo avait allégé mon existence. (…) Grâce à lui, j’avais finalement rencontré ma jeunesse.

Je ne pense pas que le roman soit totalement autobiographique, cela est rarement le cas. Pourtant, j’ai envie d’y croire. J’ai envie de m’imaginer cette petite fille avec son enfance dorée, ses rêves étranges et ses fêlures cachées.

Je ressors de la lecture pleine d’interrogations, l’auteure utilise beaucoup de métaphores et d’images. Je me suis laissé bercer par ce roman, doux mais parfois amer. Une vie n’est que le résumé de certaines choses, pas sa totalité. J’ai eu l’impression à la lecture de ressentir les odeurs et les rayons du soleil,… une vraie réussite.

L’Orient de ma jeunesse avait peu à peu été effacé, un coup de gomme après l’autre. Il n’y avait pas eu de place pour la nostalgie après notre installation en Europe.

Ce n’est ni un coup de cœur ni une déception, mais plutôt un monologue qui sonne juste et qui raconte un destin féminin peu commun.

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

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